Pourquoi j'ai choisi des logiciels libres

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J’ai toujours utilisé quelques logiciels libres mais souvent ponctuellement. Depuis plus de 5 ans maintenant mon utilisation des logiciels libres est beaucoup plus régulière et aujourd’hui majoritaire.

Avant de vous en expliquer les raisons plus en détail, je vais d’abord vous en citer la définition, les caractéristiques et quelques exemples.

La Free Software Fondation (FSF) définit les logiciels libres comme des logiciels qui respectent la liberté des utilisateurs c’est-à-dire que les utilisateurs ont la liberté d'exécuter, copier, distribuer, étudier, modifier et améliorer ces logiciels.

Les logiciels libres ont pour caractéristiques de permettre :

  • un accès aux sources du logiciel,
  • un contrôle du logiciel par l’utilisateur,
  • le développement d’une communauté autour de lui,
  • l’utilisation de formats ouverts,
  • leur commercialisation mais sans exclusivité,
  • leur sécurité par leur ouverture des sources,
  • l’innovation,
  • leur financement par le bénévolat.

Les logiciels libres (outre les distributions Linux Ubuntu, Débian, …) les plus connus sont :

Dans les années 2010-2011, j’en ai eu assez d’être obligé d’acheter des licences Microsoft Office pour chaque poste de travail et chaque mise à jour pour suivre l’évolution des formats de fichiers bureautique (.doc, .xls, .ppt, …) de mes clients. La raison était donc purement financière à l’époque. Je me suis tourné vers LibreOffice. Il m’a alors fallu quelques semaines pour m’habituer à l’interface qui n’avait pas l’ergonomie des versions actuelles. Je ne vous le cache pas, les 1ers jours n’ont pas été évidents. Bien que j’avais une utilisation basique (mise en forme) du traitement de texte et du tableur, les actions à faire sur l’interface graphique étaient parfois différentes de Microsoft Office. Pour savoir comment faire, il a fallut que je cherche et parcours les manuels d’utilisation de LibreOffice. Quelques fois, je n’ai pas trouvé comment faire. Je me suis alors tourné vers des forums et des listes de diffusions de LibreOffice. Et là, j’ai eu rapidement des réponses par des contributeurs bénévoles, aimables et bienveillants, qui se mettaient à ma portée, chose que je n’ai jamais rencontré dans le logiciel propriétaire. Cela a été l’élément déclencheur. Au bout de quelques semaines, je manipulais parfaitement LibreOffice pour mon utilisation basique.

J’ai poursuivi par un second logiciel. J’ai remplacé le courrielleur Microsoft Outlook par Mozilla Thunderbird. La prise en main a été cette fois ci plus rapide. J’apprécie beaucoup sur Thunderbird la possibilité d’ajouter des fonctionnalités avec des modules additionnels. On trouve généralement tout ce dont on a besoin dans le catalogue de Mozilla ou des sites tiers.

J’ai ensuite remplacé, un à un, les logiciels propriétaires par des logiciels libres. Il ne me reste plus que 2 logiciels propriétaires professionnels pour lesquels je n’ai pas trouvé d’alternative libre dont un pour lequel je ne trouverai certainement jamais.

Ce que j’apprécie principalement dans le logiciel libre, c’est sa communauté. Vous avez un problème d’utilisation, quelqu’un l’a forcément déjà rencontré. S’il a la solution, il y a de fortes chances qu’il vous l’indique. S’il ne l’a pas et êtes plusieurs à la rencontrer, un développement/modification du logiciel est potentiellement envisageable.

Attention toutefois, certaines communautés sont parfois étroites, au propre comme au figuré. J’en ai rencontré. Il faut alors passer son chemin rapidement pour ne pas perdre de temps.

Je suis bien incapable d’intervenir directement sur les sources des logiciels libres. Je ne suis pas informaticien de métier et n’ai pas les connaissances nécessaires, juste peut-être un utilisateur averti de certains logiciels. Cela ne m'empêche toutefois pas d'aider les autres personnes rencontrant des difficultés.

Enfin, l’utilisation de formats de fichiers ouverts (et là je vous renvoie sur mon récent article sur cette question) par les logiciels libres me rassure grandement dans la pérennité de l’utilisation des données de ceux-ci.

Aujourd’hui, je participe financièrement et à des communautés de logiciels libres.